Cette page est consa-....
crée à une série télé
....
que j'ai énormément
....
apprécié dans ma jeu-
....
nesse : Les Corsaires
....
Afin de vous la faire
....
connaître, j'ai réalisé
....
un résumé des 12
....
épisodes
dont elle était....
composée.
....
Cette série télévisée....
a été écrite et réalisée
....
par : Claude Barma,....
Jacques Armand et
....
Pierre Gaspard-Huit.
....
Et parmi les nombreux
....
acteurs de l'époque, on ...
pouvait reconnaître :...
Michel Le Royer,...
Christian Barbier,...
Geneviève Page,...
Michel Creton,...
Guy Delorme,...
etc....
J'espère qu'en parcou-
...
rant
ces quelques pages...
vous aurez envie de dé-
...
couvrir cette série lors
...
d'une prochaîne redif-
... fusion sur l'une de nosV
chaînes de télévision...

Nico, le websmaster.N

 

Cette nuit-là, Nicolas de Coursic, jeune homme de 24 ans, fêtaient
gaiement avec ses amis sa nomination de capitaine de vaisseau à
l'auberge de la Licorne. Et l'on pouvait juger par leur état que le
dîner avait été bien arrosé.
Appartenant à l'une des plus nobles familles malouines, Nicolas
était devenu par tradition un marin à qui l'on prévoyait une bril-
lante carrière.
Le souper terminé, Nicolas reprit le chemin de l'hotel de Coursic
dans le jour naissant.
Pris d'une soudaine migraine, il s'arrêta devant une maison et avi-sa un tonneau plein d'eau. Il y trempa son mouchoir et s'en asper-
gea le visage afin de se rafraîchir.
Lorsque soudain, une main plongea sa tête dans le récipient tandis qu'une autre tentait de lui subtiliser sa bourse.
Le jeune homme réagit très vite et repoussa violemment son agres-
seur. Mais un second acolyte, l'épée au vent, se précipita sur lui. Nicolas dégaina la sienne et riposta à son attaque. L'engagement fut très bref. Habile escrimeur, notre héros fit reculer son adversai-
re jusqu'au tonneau et le fit basculer dedans. Lorsqu' un troisième
larron fit son apparition sur le lieu du combat. Véritable colosse, il se présenta à notre jeune marin sous le nom de François Louba, dit le Libournais.
Néanmoins Nicolas ne désirait poursuivre plus longtemps l'entre-
tien et tenta de faire comprendre au Libournais que sa bourse
n'était guère remplie. Mais visiblement celui-ci, de nature jovial et animé d'une pertinente insolence, semblait impatient à vouloir se mesure à notre ami, pour l'amour de l'art.
Le jeune capitaine de vaisseau dut se résigner à accepter le combat. Les deux lame se croisèrent. Et comme aucun des deux combattants ne semblait fléchir, le combat devint d'une violence inouie.
Lorsque l'un attaquait, l'autre esquivait, et vice-verça.
Les deux adversaires commençaient à s'essoufler lorsque Louba esquissa un large sourire ; son épée venait de transpercer la poitri- ne de Nicolas. Mais par miracle, et au grand désarroi du brigand,
la lame s'était brisée contre la boucle de son baudrier.
Notre héros ramassa l'épée de son premier agresseur qui gisait sur le pavé et la lança à son malchanceux adversaire afin de poursuivre le combat. Et cette fois-ci, l'engagement tourna rapidemment à l'avantage de notre héros car Louba, dépité par sa malchance, ne semblait guère motiver à poursuivre. Vite désarmé, humilié par le jeune homme, il semblait désormais résigné à subir son sort. Persuadé de passer de vie à trépas, il saisit la pointe de l'épée qui le tenait en garde et la posa sur son cœur afin d'en finir rapidement. Admiratif devant un tel courage, Nicolas préféra lui laisser la vie sauve.
Il remit son épée dans son fourreau et poursuivit son chemin.

n n n

Parvenu enfin à destination, Nicolas semblait inquiet par le
silence qui régnait à l'intérieur de l'hôtel de Coursic. De plus, aucun domestique ne s'était présenté à la porte malgré les coups
de marteau répétés.
Sentant derrière lui une présence, il se retourna brusquement et se trouva face à face avec Louba. Celui-ci tenait dans le creux de sa main son médaillon qu'il avait précédemment perdu durant le combat. D'un ton dédaigneux, Nicolas lui dit de le garder, mais devant l'insistance du voleur à ne point vouloir le garder, il le récupéra puis se dirigea vers la porte d'entrée.

A sa surprise, celle-ci était ouverte. Il s'engagea dans le couloir et trébucha sur un corps étendu. Malgré l'obscurité, il reconnut l'un de ses domestique qu'il libéra de ses liens et de son bâillon.
Le malheureux s'empressa de lui crier que des inconnus étaient sur le point d'enlever sa sœur Cécile.
Nicolas bondit aussitôt pour la secourir. En quelques enjambées, il parvint jusqu'à la chambre et tenta d'ouvrir la porte fermée de l'in-térieur. En vain. Alors que les appels de sa sœur lui parvenaient,
il s'obstinait à défoncer la porte à coup d'épaule.
Le verrou finit malgré tout par céder. Mais lorsqu'il pénétra dans
la chambre où régnait un désordre indescriptible, c'était pour cons-tater que la chambre était vide et que la fenêtre béante indiquait que les ravisseurs étaient parvenus à leur fin.
Entre-temps, Louba qui trainait toujours devant l'hôtel, entendit un carosse, escorté de quatre cavaliers, qui roulait vers sa direction à grande allure. Lorsque ceux-ci se portèrent à sa hauteur, il sauta sur celui qui se trouvait en tête et le désarçonna.
Surgissant à son tour, Nicolas laissa le Libournais se débrouiller avec son adversaire et enfourcha la monture abandonné par son cavalier pour galoper en direction du carrosse qu'il pensait, en raison de sa maigre avance, pouvoir rattraper rapidemment. Mais
les cavaliers qui composaient l'escorte essayèrent de lui tendre un piège. Heureusement l'intervention inopinée de Louba lui permit de poursuivre sa chevauchée et d'atteindre enfin le carrosse.
Le cocher tenta bien que mal de l'empêcher d'immobiliser l'attela-ge, mais en vain. Nicolas se saisit des rênes puis se débarrassa du cocher qui fit une chute mortelle.
A peine le pied mit à terre, l'of-ficier se précipita en direction de l'inconnu masqué qui venait d'ouvrir la portière du carrosse. Les deux hommes roulèrent sur le sol et se livrèrent à un virulent pugilat. Alors que Cécile, suivait avec anxiété l'affrontement.
Le masque de l'inconnu glissa soudain et notre héros fut surpris de reconnaître l'un de ses amis, en l'occurrence Alain Le Quellec, l'un des nombreux prétendants de Cécile. Probablement éconduit, celui-ci avait formenté l'enlèvement et désirait l'épouser par la force. Nicolas desserra son étreinte et fixait son adversaire, les yeux injec-tés de sang. Puis saisissant le pleutre d'une main, il lui expédia un formidable coup de poing en pleine figure. Rusé, Le Quellec s'é-croula en paraissant plus touché qu'il ne l'était en réalité. Sans méfiance, Nicolas s'avança à sa rencontre mais le ravisseur lui donna un violent coup de botte au bas-ventre pour se refugier en-suite sous les roue du carrosse. Et alors que Cécile se précipitait
sur son frère pour s'enquérir de sa santé, le félon ramassa le pistolet du cocher qui trainait dans l'herbe et visa notre héros. Instinctivement, Cécile fit rempart devant lui et reçut le projectile destiné à son frère. Le coup de feu provoqua l'affolement des che-vaux qui se cabrèrent, entrainant le carrosse dont les roues écra- sèrent Alain Le Quellec.
Alors que Nicolas serrait dans ses bras le corps sans vie de sa sœur, assassiné lâchement par son ravisseur.

n n n

Toute la maison de Coursic se trouvait plongé dans la douleur.
Au pied du lit mortuaire, Nicolas se tenait immobile, s'efforçant de contenir son chagrin et visiblement incapable de réaliser la tragé-die qu'il l'avait frappé.
Des bruits de pas l'arrachèrent à sa douleur ; le prévôt, escorté par des hommes d'armes, venait l'arrêter pour le faire comparaître de-vant le Gouverneur de St-Malo ; M. Le Quellec.
Sans se faire trop d'illusions sur l'impartialité du gouverneur, notre
ami se résigna à suivre le prévôt.
Encore troublé par la mort de son fils, M. Le Quellec accusa le jeu-ne officier d'avoit causé la mort d'Alain, ainsi que celle de sa sœur.
Le vieil homme semblait persuadé que de Coursic était opposé à l'union des deux familles. Notre héros tenta bien que mal de le con-vaincre qu'il se trompait sur les sentiments de sa sœur envers son fils.
Mais M. Le Quellec s'appuyait sur les accusations qu'avaient porté le cocher avant de mourir. Et à cette époque, les paroles d'un mour- rant ne pouvaient être récusées.
M. Le Quellec fit entrer les gardes et ordonna que Nicolas de Cour-sic soit conduit à la Tour où, enfermé dans un cachot, il y attendra le jour de son jugement et de son exécution.

Corsaires et Flibustiers
Episode 1
Fin du premier épisode