Cette page est consa-....
crée à une série télé
....
que j'ai énormément
....
apprécié dans ma jeu-
....
nesse : Les Corsaires
....
Afin de vous la faire
....
connaître, j'ai réalisé
....
un résumé des 12
....
épisodes
dont elle était....
composée.
....
Cette série télévisée....
a été écrite et réalisée
....
par : Claude Barma,....
Jacques Armand et
....
Pierre Gaspard-Huit.
....
Et parmi les nombreux
....
acteurs de l'époque, on ...
pouvait reconnaître :...
Michel Le Royer,...
Christian Barbier,...
Geneviève Page,...
Michel Creton,...
Guy Delorme,...
etc....
J'espère qu'en parcou-
...
rant
ces quelques pages...
vous aurez envie de dé-
...
couvrir cette série lors
...
d'une prochaîne redif-
... fusion sur l'une de nosV
chaînes de télévision...

Nico, le websmaster.N

 

Lorsque louba s'éveilla, l'odeur qui lui parvenait n'était pas celle
du grand large mais celle de la terre proche ; un parfum de fleurs
végétales.
Découvrant par les sabords les lumières de Maracaï, il décida
d'aller faire un tour sur le pont.
Penché sur le bastingage, il aperçut une barque qui s'approchait
de la "Sémillante". Deux personnes se trouvaient à son bord ; le
second de l'Olonais et une jeune femme.
Intrigué, Louba décida d'en avoir le cœur net. Il se rendit à la pou-
pe, jeta un câble dans le vide et enjamba le bastingage pour arrêter
sa descente au niveau du château arrière où l'on pouvait apercevoir
la cabine de l'Olonais. Celui-ci semblait contrarié par la présence
de la jeune femme.
Visiblement, une faille venait d'apparaître dans son plan. Son
espion à Maracaï avait envoyé sa femme pour le prévenir qu'en
raison de l'époque des marées, tous les récifs affleuraient dans la
passe. Et qu'il fallait donc naviguer à l'estime. Or, aucun homme à
son bord n'était capable de réaliser un tel exploit.
Aucun?. Si, Nicolas de Coursic.
Toujours à l'écoute, Louba jubilait. Son ami tenait-il enfin sa revanche?

n n n

Peu de temps après, il aperçut Nicolas qui pénétrait dans la pièce,
escorté par le second. L'Olonais l'accueillit jovialement et l'infor-
ma de ses intentions. Mais son séjours aux fers n'avait fait que
renforcer la haine de Nicolas envers l'usurpateur de son navire.
En aucun cas, il ne s'associerait avec un pirate. Même lorsque
celui-ci lui proposa de lui rendre la "Sémillante".
Louba et une partie de l'équipage qui lui était resté fidèle, ne par-
venait pas à comprendre l'attitude de leur capitaine.

Le Libournais s'obstinait à vouloir le convaincre de la bonne fois
de l'Olonais, qu'il mourrait d'envie d'aller détruire les canons en sa
compagnie et que de toute manière, les ragots colportés sur son
compte n'étaient pas fondés.
De plus, n'allait-il pas récupérer la "Sémillante"?.
Nicolas semblait ébranlé. Il se donna un court instant de réflexion
puis…donna une réponse favorable.
L'équipage, qui attendait avec impatience sa décision poussa un vivat retentissant.
L'Olonais accueillit avec allegresse l'accord de son "ennemi" et fit
transmettre ses ordres pour les préparatifs du combat.

n n n

Afin de ne pas attirer l'attention, l'Olonais et Louba s'étaient
munis de peaux de bouc gonglées d'air qui leur tenaient lieu de
bouées.
Lorsqu'ils prirent pied sur le rivage, devant la falaise, ils aperçu-
rent les deux cordes fournies par son espion, espacées l'une de
l'autre d'environ 5 mètres.
L'escalade commença. Leur mission à tous deux était de rendre
inutilisable les deux canons pointés en direction de la passe.
Ils ne rencontrèrent aucune difficulté pour réduire à l'impuissance
les sentinelles.
Puis, pendant que l'Olonais surveillait les tentes où dormait la
troupe, Louba se chargeait de neutraliser les canons. Grâce à sa
force herculéenne, il parvint à ébranler le premier fut de bronze, le
faisant basculer de son appui et le précipitant dans la mer.
Pour activer les opérations, l'Olonais vint aider le Libournais à
jeter le second.
Celui-ci dégringola le long de la paroi rocheuse et s'écrasa à son
tour sur les rochers.
S'apprétant à redescendre du haut de la falaise, Louba sentit une
douleur lui transpercer son épaule ; l'Olonais lui avait lancé par
traitrise un poignard. Louba retira l'arme de sa plaie puis bouscu-
lant le traitre, il se précipita pour atteindre l'une des deux cordes
afin d'atteindre le premier la plage.
Mais l'Olonais s'était lancé à sa pousuite. Louba perdait abondam-
ment de sang alors que le flibustier se laissait glisser plus rapide-
ment le long de la corde. Et se retrouva très vite à sa hauteur. S'aidant de ses pieds, il créa une sorte de balancier dont l'oscilla-
tion le rapprochait progressivement du Libournais dont la descente
lui était devenue impossible en raison de sa blessure. Les mains
nouées à la corde, Louba savait qu'il ne pourrait esquiver plus
longtemps les coups de son tortionnaire.
Le pendule humain se rapprocha une nouvelle fois de lui. Un coup
violent sur les mains le fera fléchir. Louba lâcha prise et tomba
dans le vide.

n n n

Lorsque l'Olonais rejoignit la "Sémillante", il fut surpris de re-
trouver sur le pont l'équipage réunis autour du corps inanimé de
Louba.
Agenouillé a ses côtés, Nicolas lui montra la paume de ses mains
recouverte du sang de son ami. Il se saisit ensuite d'un sabre et menaçait le flibustier.
Face à cette situation désespérée, l'Olonais tenta de rallier ses
hommes à sa cause. Mais aucun ne fit le moindre geste pour l'épau-
ler. L'un d'entre eux lui lança toutefois un sabre pour qu'il puisse
mourir en combattant.
Nicolas se précipita sur lui, effectua une botte terrible et transperça
de sa lame le flibustier. Il retourna son corps et lui imprima sa
main sanglante sur le front.
Les canons de la "Sémillante" n'eurent aucun mal à faire tomber Maracaï. L'heure du partage avait sonné.
En nouveau capitaine, Nicolas se chargeait de répartir équitable-
ment le butin avec chaque membre de l'équipage.
Même Louba eut droit à sa part. De solide constitution, il n'aurait
aucune peine à se rétablir. Il fallait être patient, le temps s'occupe-
rait de refermer les plaies.
Puis Nicolas lança un ordre…
La "Sémillante" s'éloignait vers le large.

Corsaires et Flibustiers
Episode 8
Fin du huitième épisode