Cette page est consa-....
crée à une série télé
....
que j'ai énormément
....
apprécié dans ma jeu-
....
nesse : Les Corsaires
....
Afin de vous la faire
....
connaître, j'ai réalisé
....
un résumé des 12
....
épisodes
dont elle était....
composée.
....
Cette série télévisée....
a été écrite et réalisée
....
par : Claude Barma,....
Jacques Armand et
....
Pierre Gaspard-Huit.
....
Et parmi les nombreux
....
acteurs de l'époque, on ...
pouvait reconnaître :...
Michel Le Royer,...
Christian Barbier,...
Geneviève Page,...
Michel Creton,...
Guy Delorme,...
etc....
J'espère qu'en parcou-
...
rant
ces quelques pages...
vous aurez envie de dé-
...
couvrir cette série lors
...
d'une prochaîne redif-
... fusion sur l'une de nosV
chaînes de télévision...

Nico, le websmaster.N

 

Le capitaine Quenoix avait décidé qu'aucun transfert des malades
ne serait autorisé sur le "Belle-Rose" mais avait en contre-partie
délégué son chirurgien à bord de "la Sanguinaire".
Nicolas se trouvait à la table du Capitaine Quenoix, en compagnie de Sylvie, de son père et plusieurs officiers.
La conversation dériva sur les corsaires et les pirates. La jeune fille tenait absolument à connaître la différence. Et alors que chacun y allait de sa propre opinion sur le sujet, Caillet ne cessait de dévi-
sager Nicolas.
Le visage blême, il avait du mal à disimuler sa colère ; se retrouver assis à la même table avec un assassin lui était insupportable.
Ne pouvant plus se contenir, il repoussa brutalement son assiette devant lui et agressa de Coursic. Faisant allusion à son crime,
il insulta le jeune homme devant toute l'assemblée et l'invita à monter sur le pont pour le défier dans un duel.
Par égard pour son âge, et aussi parce qu'il était le père de Sylvie, Nicolas refusa. Mais Caillet, qui ne désirait pas à en démordre,
le traita de lâche.
Domptant son indignation, Nicolas s'était levé et ripostant avec orgueil, il révéla à tous sa véritable identité et accusa Caillet de vouloir l'assassiner.
Interloqué par cette soudaine révélation et embarrassé par cette pénible scène, le capitaine Quénoix tentait toutefois de calmer les esprits. Il prit de Coursic par le bras et l'entraîna au dehors.
Alors que Sylvie profitait de cette opportunité de rester seule
auprès de son père pour avoir une franche conversation.

n n n

Sur le pont, Nicolas retrouva Louba et lui fit un court récit de son altercation avec Caillet.
Le Libournais lui reprocha de suite son refus du duel car Caillet ne semblait pas être homme à oublier si vite.
Nicolas tentait de justifier sa conduite lorsque le capitaine Quénois vint l'interrompre. Il semblait très inquiet par le navire qu'il avait pris en remorquage. Un pressentiment de marin.
Et il demanda l'aide du jeune officier en cas de coup dur. Flatté par ce témoignage de confiance, Nicolas proposa de suite son épée. L'inquiétude manifestée par le maître de la "Belle-Rose" lui avait laissé une impression de malaise. Aussi ne dormit-il cette nuit là que d'un seul œil, un pistolet à portée de main.
..

n n n

Le lendemain, de Coursic et Louba retrouvèrent le capitaine Quénois sur le pont avant, observant à la longue-vue un second navire qui se rapprochait de la "Belle-Rose".
Le bâtiment était fortement gréé et une grande agitation régnait à bord. Un peu trop au gout de Quénois qui y voyait bien là un piège. Impossible de manoeuver correctement en raison du fardeau qu'il remorquait, la "Belle-Rose" était devenir une proie facile.
Nicolas conseilla à Quénois d'ordonner le branle-combat.
Attentif à sa suggestion, celui-ci donna l'ordre à ses officiers d'armer son équipage et de se tenir prêt dans l'éventualité d'un probable abordage. Caillet reçut une paire de pistolet.
Louba fut le premier à s'affairer.
Visiblement il semblait très pressé d'en découdre. Alors que Nicolas était plutôt préoccupé par Sylvie. Il craignait pour sa sécurité.
Soudain un terrible bruit de canonnade. La décharge manqua de peu la "Belle-Rose".
Or, à l'instant même où Quénois ordonna que l'on coupe l'amarre qui retenait "la sanguinaire" à la "Belle-Rose" afin d'avoir une plus grande liberté de manœuvre, on vit alors tous les "faux ma-
lades" et "faux mourrants" bondir sur le pont du nouveau venu.
Et armés jusqu'aux dents.
Le capitaine Quénois prit alors conscience de sa terrible erreur ; son excés de sentiments humanitaires venait de provoquer la perte de son navire.
Le bâtiment ennemi louvoya avec adresse et se retrouva bord à bord avec la "Belle-Rose". Accrochés dans les haubans, les pirates se tenaient près à l'investir. Et ce fut l'abordage.
Brandissant épées, coutelas et pistolets, les pirates déferlèrent comme une vague. Et très vite, la mêlée devint indescriptible.
Des deux côtés, on montrait la même farouche énergie au combat. Bientôt, le pont devint un amas de cadavres et de blessés.
Caillet et le capitaine Quénois succombèrent les premiers tandis que Nicolas et Louba se défendaient comme des lions. Mais face à un ennemi trois fois plus nombreux, ils furent très rapidemment maîtrisés. En moins d'une heure, les pirates venaient de prendre possession du navire.

n n n

Attaché à un hauban, Nicolas de Coursic venait de recevoir plu-
sieurs coups de fouets. Le chef des pirates tentait de le convaincre, à sa manière, de devenir son nouveau pilote car le sien avait péri durant le combat.

Néanmoins il répliqua qu'on se trompait sur son compte, qu'il n'était qu'un simple marchand.
Malheureusement, l'intervention de Louba vint contredire ses pa-
roles. Le Libournais n'avait trouvé que cette parade pour sauver leur vie à tous deux.
Croyant avoir été abandonné par son seul ami à bord, de Coursic préféra garder le silence.
Lorsque les pirates le jetèrent à fond de cale, il était épuisé. Toutefois malgré les coups de fouets, il avait tenu bon. Ses tortion-
naires n'étaient pas parvenus à lui arracher son consentement.
Sylvie avait été elle-même enfermée dans la cale.
Nicolas eut du mal à reconnaître la jeune fille si élégante et apprê-
tée. Les nerfs ébranlés, elle accueillit le jeune marin d'une façon surprenante. Lui reprochant même la situation dans laquelle elle se trouvait.
Elle lui révéla que les pirates lui avaient laissé la vie sauve simple-
ment pour qu'elle parvienne à le convaincre.
Nicolas la rassura en lui disant qu'elle ne risquerait rien.
Les pirates ne feraient pas la sottise de supprimer un otage en sa-chant qu'ils pourraient l'échanger contre une rançon.
Quant à lui, il refusait de céder, il ne pouvait faillir à son honneur d'officier. Jamais il n'abdiquerait sous la menace.
Face à sa détermination, Sylvie renia leur amour puis, se refugiant dans un coin de la cale, elle se mit à sangloter.
La porte de la cale s'ouvrit brusquement et l'on traîna le pauvre officier au dehors.
Le chef des pirates ordonna qu'il soit abandonné sur la "sangui-
naire" où seul à bord d'un navire à la dérive, il n'avait aucune chance d'en réchapper.
Nicolas n'eut que le temps de voir la "Belle-Rose" s'éloigner toutes voiles dehors avant de s'évanouir.

n n n

Lorsqu'il revint à lui, le soleil était haut dans le ciel.
Il ressentait d'atroces brulures sur le torse. Toutefois il parvint à s'agripper au bastingage et fixa la mer.
Il pensait à Sylvie que les pirate retenaient prisonnière. Il ne la reverrait certainement plus. Puis au Libournais, ce traître qui,
pour sauver sa peau, était passé dans le camp de l'ennemi. Il ne l'aurait jamais cru capable d'une telle félonie.
L'ardeur du soleil augmentant ses souffrances, il se traîna vers l'écoutille la plus proche, parvint en bas de l'escalier avec grande peine pour se refugier dans une cabine.
Quel ne fut pas sa grande surprise d'y découvrir son compagnon, ivre mort.
Nicolas était toutefois trop faible pour entamer une quelconque conversation. de plus avec un homme complétement saoul. Pré-
férant laisser passer la nuit, il serait temps d'aviser le lendemain.

n n n

Au lever du jour, Nicolas de Coursic avait récupéré.
Et Louba était sorti de son ivresse.
Il découvrit le jeune officier qui s'affairait à construire un radeau.
Mais de Coursic avait encore de la rancœur au fond de lui même. Celui-ci avait abandonné Sylvie aux mains des pirates. Aussi refu-
sa-t-il son aide.
Louba perdit son sang froid et se mit alors à lui dire ses quatre vérités. Que sans sa présence, il ne serait certainement plus de ce monde. A chaque fois il était intervenu pour lui éviter des désagré-
ment. De plus il n'avait pas hésiter à quitter les pirates, au risque de perdre sa vie, pour le
rejoindre afin de partager son sort. Et comment était-il remercié ? En l'ignorant comme un vulgaire animal...
Nicolas ne soufflait mot car au fond de lui même, il savait qu'il s'était montré injuste envers ce compagnon dévoué.
Il regarda alors le Libournais avec amitié et lui demanda son par-
don.
Posant fraternellement sa rude main sur son épaule, celui-ci es-
quissa un large sourire.
Il était devenu temps pour les deux marins de terminer le radeau et de se laisser porter vers leur destin.…

Corsaires et Flibustiers
Episode 4
Fin du quatrième épisode