Cette page est consa-....
crée à une série télé
....
que j'ai énormément
....
apprécié dans ma jeu-
....
nesse : Les Corsaires
....
Afin de vous la faire
....
connaître, j'ai réalisé
....
un résumé des 12
....
épisodes
dont elle était....
composée.
....
Cette série télévisée....
a été écrite et réalisée
....
par : Claude Barma,....
Jacques Armand et
....
Pierre Gaspard-Huit.
....
Et parmi les nombreux
....
acteurs de l'époque, on ...
pouvait reconnaître :...
Michel Le Royer,...
Christian Barbier,...
Geneviève Page,...
Michel Creton,...
Guy Delorme,...
etc....
J'espère qu'en parcou-
...
rant
ces quelques pages...
vous aurez envie de dé-
...
couvrir cette série lors
...
d'une prochaîne redif-
... fusion sur l'une de nosV
chaînes de télévision...

Nico, le websmaster.N

 

Voici près d'une semaine que la "Belle-Rose", un navire mar-chand, cinglait vers le Nouveau-Monde. Et à son bord se trouvaient
Nicolas et Louba.
Comme le lui avait conseillé son ami Antoine ; il valait mieux pour
notre héros de mettre un maximun de distance entre lui et le gou-verneur de Saint-Malo.
Bavard et fanfaron, le Libournais ne tardait pas à sympathiser avec
l'équipage du navire. Aussi, afin de se mettre en valeur, donnait-il sur le pont avant une leçon d'escrime à Nicolas. En oubliant volon-tairement que son protégé n'avait nullement besoin de recevoir aucune leçon de qui que ce soit.
Mais un mousse vint interrompre les deux bretteurs ; le capitaine Quénois, seul maître à bord, désirait que Nicolas se rende dans sa
cabine pour une entrevue. Méfiant, louba conseilla à son ami de rester sur ses gardes.

n n n

Lorsque Nicolas pénétra dans la cabine du capitaine, il remarqua que celui-ci ne se trouvait pas seul ; à ses côtés se tenaient un homme d'allure digne et une ravissante jeune fille.
Le capitaine présenta ses invités ; Monsieur Cailleret et sa fille Sylvie.
Nicolas tenta de comprendre pourquoi les deux passagers avaient attendus près d'une semaine pour se présenter à lui. Mais la jeune fille ne lui en laissa pas le loisir car prestement, elle l'entraîna hors de la cabine afin de faire une visite du navire.
Ils croisèrent Louba sur le pont. Nicolas lui présenta Sylvie.

Le Libournais ne parvenait à dissimuler son inquiétude face au grand intérêt que semblait porter Nicolas à la jeune fille. Car son jeune ami ne pouvait oublier si vite qu'il était un fugitif.
Et alors que les deux jeunes gens s'éloignaient tout en bavardant gaiement, Louba se glissa dans l'escalier qui menait aux cabines des deux mystérieux passagers.
Après une furtive inspection de la coursive, il poussa la porte de la cabine de M. Cailleret et pénétra sans vergogne à l'intérieur. Il se dirigea de suite en direction d'un grand coffre et souleva le lourd couvercle. D'un simple regard, il devina parmi les affaires person-nels de M. Cailleret une cassette ciselée et chargée de ferrures de sûreté.
Le marin sortit son coutelas et, d'un coup sec, fit céder les serrures. A l'intérieur, il découvrit plusieurs lettres cachetées dont l'une était adressée à M. Loïc Le Quellec, gouverneur de la Martinique. Sans hésiter, Louba fit sauter le cachet de cire et se mit à la lire. Son contenu le bouleversa. Sans perdre plus de temps, il dissimula la lettre sous sa chemise et quitta précipitament la pièce...

n n n

Le Libournais retrouva Nicolas dans leur cabine. Celui-ci ne cessait de lui parler de Sylvie. Visiblement la jeune fille lui avait tourné la tête. Et par amour, le jeune homme n'avait pu résister à lui révéler son lourd secret. Louba tenta de le raisonner. Mais il ne voulait rien entendre. Alors, il lui tendit la lettre.
Nicolas en parcourut rapidemment le texte :

 Cher cousin,

 J'ai la douleur de vous informer que mon fils Alain a été lâche-ment assassiné et que son meurtrier ce trouve à bord de la "Belle-Rose". Cet homme s'appelle Nicolas de Coursic. Condamné à mort, le roi l'a gracié la veille de son exécution.

Le jeune homme était éberlué. Ainsi Cailleret était un messager du gouverneur de Saint-Malo. Et tout semblait aux yeux de Nicolas clair comme de l'eau de roche.
Son évasion s'était réroulé un peu trop facilement, sans aucun coup de feu. De plus, aucune question ne leur avait été posé lors de leur embarquement.
Le gouverneur Le Quellec ayant reçu la lettre de grâce du roi, il était obligé de libérer l'assassin de son fils, à contre-cœur. Et alors sa vengeance lui échappait. Aussi l'évasion de Nicolas était-elle la bienvenue. En laissant le fugitif prendre le navire pour les Améri-ques, il était certain de livrer de Coursic à son cousin dès son arrivée. Et là, on se serait discrétement occupé de son cas.
Pourtant une seule chose turlupinait notre héros ; Sylvie, était-elle au courant?.
Mais ne dit-on pas que l'amour rends aveugle?
Malgré l'avertissement de Louba, Nicolas préférait penser que la jeune fille ignorait la réelle mission de son père et qu'elle n'était en rien impliquée dans le complot. Et sans écouter plus longtemps le Libournais, il se précipita pour la rejoindre.

n n n

Louba décida de se rendre dans la cabine de Cailleret afin d'obtenir plus d'informations concernant sa mission.
Il trouva celui-ci rageant et pestant contre l'individu coupable de la fracturation de sa cassette. Louba se délecta de ce spectacle puis jugeant que le moment était venu d'intervenir, il poussa la porte entrouverte. Puis il retira la lettre de sous sa chemise et l'exiba au nez et à la barbe du messager du gouverneur. Pâle de rage, celui-ci voulut la récupérer en le menaçant de le dénoncer au capitaine. Comme le Libournais ne semblait guère intimidé, il tenta alors de le corrompre. Mais l'amitié que témoignait Louba à Nicolas était plus importante à ses yeux qu'une bourse pleine de pièces d'or. Alors, par traitrise, Cailleret se saisit d'un pistolet dissimulé sous ses affaires et le pointa vers la direction du marin qui se révéla toutefois plus prompt pour le désarmer.
Puis avant de quitter la cabine, Louba avertit Cailleret qu'il serait impitoyable envers sa personne s'il devait arriver un quelconque malheur à son compagnon durant la traversée.
Parvenu sur le pont avant, Louba entendit le cri de la vigie ; un navire était en vue.
Sans voile, ni pavillon, il semblait dériver. Le capitaine Quénoix ordonna à son premier officier de mettre une barque à la mer afin d'aborder le navire.
Une fois montés à bord, les marins de la "Belle-Rose" découvrirent sur le pont une dizaine d'hommes étendus, et pour la plupart inanimés. Un mal étrange semblait avoir frappé tout l'équipage de "la Sanguinaire", c'était le nom du navire mystérieux, ce qui expliquait l'abandon du navire.
Croyant à une épidémie, l'officier demanda que celui-ci soit simplement remorqué par la "Belle-Rose".

Corsaires et Flibustiers
Episode 3
Fin du troisième épisode